Aidez-nous à pister les images des caméras de surveillance.
publié le 31 Juillet 2012
Aidez-nous à pister les images des caméras de surveillance.
publié le 31 Juillet 2012
Les caméras piratées de la Place du Mistral
publié le 30 Juillet 2012
Les événements qui se déroulent autour des caméras de surveillance ne sont pas sans me poser quelques problèmes de déontologie journalistique. Après réflexion j’ai pris la décision de ne pas rester muette en relayant les informations utiles à
la compréhension et à l’analyse de ce qui se passe Place du Mistral.
Voici des images issues des caméras du Mistral qui ont été piratées vendredi soir et postées aujourd’hui même par le Vigilant sur son compte Youtube.
Accédez aux caméras du Mistral piratées.
publié le 27 Juillet 2012
Les geeks et les hackers sont des gens surprenants. Un internaute qui se fait appeler SIX a posté un curieux message. J’ai essayé de le déchiffrer. A ma très grande surprise en notant les sixièmes mots de la phrase, j’ai vu que cela avait du sens et ressemblait à une URL (une adresse internet).
J’ai tapé cette adresse et là, incroyable, je suis tombée sur le site de contrôle des caméras de surveillance du Mistral.
J’ai fait quelques manipulations et j’ai laissé mon adresse. J’ai aussitôt reçu un message qui me donne une date et une heure d’accès au caméra. C’est ce soir à 22h30. Je serai devant mon ordinateur à cette heure. Et vous ? Faites comme moi, tapez l’adresse suivante et accédez aux caméras de surveillance.
http://www.infrastructure-cameras-mistral-interface.com/
Ninon
Souriez, vous êtes filmés…
publié le 27 Juillet 2012
Beaucoup d’entre vous ont pu voir ces derniers jours, postés en commentaire sur ce blog, des liens vers des photos (et depuis peu, des vidéos !) qui se sont révélées provenir des caméras de surveillance installées au Mistral. Certains s’étonnent peut-être que je n’aie pas censuré ces commentaires dès que je l’ai compris, afin de protéger la vie privée de gens surpris malgré eux dans leur intimité. Je l’avoue, j’ai été tentée de le faire. Mais après mûre réflexion, j’ai décidé de laisser ces liens en ligne et voici pourquoi :
Premièrement, supprimer ces liens n’empêchera pas les images de continuer à circuler sur le web, à l’insu des principaux intéressés, ce qui est d’une certaine manière, encore pire. Deuxièmement, ces vidéos (dont il ne fait plus de doute à présent qu’elles ont été piratées) constituent un cas d’école qui permettra à chacun de se faire une opinion sur les mérites et inconvénients comparés de la vidéosurveillance, ce qui était l’objet premier de ce blog. Enfin, dans ma grande naïveté, j’imaginais qu’une telle évidente atteinte à la vie privée inciterait les autorités compétentes à prendre rapidement les mesures qui semblent s’imposer, alors que l’enquête piétine sur l’identité du pirate, à savoir : débrancher les caméras.
Malheureusement, Monsieur Désiré Lussac, adjoint au maire chargé de la sécurité dans notre arrondissement, a refusé de répondre à nos questions sur ce sujet. Il est clair néanmoins que la mise hors service des caméras n’est pas envisagée pour l’instant. Tant que le ou les hackers n’auront pas été mis hors d’état de nuire, les habitants du Mistral doivent donc se faire à l’idée que leurs faits et gestes seront visibles par tous sur le web, au mépris des libertés individuelles élémentaires. Mais comment une telle chose est-elle possible, vous demandez- vous, alors qu’on nous vante depuis des semaines la sécurité absolue de ce système ? Rien de plus simple, en fait. Selon l’expert que j’ai consulté, les données vidéo des caméras sont envoyées par wifi à un serveur qui les transmet en temps réel aux terminaux de contrôle.
La sécurisation est assurée par un logiciel de cryptage (en l’occurrence, il s’agirait ici d’un software d’origine biélorusse) qui contient, volontairement ou non, des failles. Ce sont ces failles, ou « backdoors », qu’utiliseraient les pirates pour « sniffer » les images et les divulguer ensuite sur Internet.
Chers habitants du Mistral, vous voilà prévenus. Lorsque vous traverserez la Place, tenez-vous droit et présentez vous sous votre meilleur profil, le monde entier vous regarde ! Souriez, vous êtes filmés…
Ninon Chaumette
PS : Ninon part en vacances ! En mon absence, vous pourrez naturellement continuer à échanger sur ce blog, mais quant à moi, je ne recommencerai à poster sur ce blog qu’après le 10 août. Ciao !
Petite histoire du hacking
publié le 26 Juillet 2012
Oui, je sais, vous allez dire que ça m’obsède et vous n’aurez pas tort. Depuis que des vidéos piratées des caméras de télésurveillance du Mistral circulent sur Internet, j’essaie désespérément de comprendre comment une telle chose est possible. Ce faisant j’ai beaucoup appris sur l’histoire de ce nouveau sport qu’on appelle le « hacking ». Saviez-vous que l’un de ses précurseurs fut un dénommé John Draper, mieux connu sous le nom de Cap’tain Crunch ? C’était dans les années 70. Il découvrit qu’en utilisant un certain sifflet offert gratuitement avec des paquets de céréales, on obtenait la fréquence exacte qui permettait d’infiltrer le réseau téléphonique américain et de téléphoner gratuitement partout dans le monde. Si cela vous intéresse autant que moi, vous trouverez ici ou là le récit héroïque des plus fameux hackers de ces trente dernières années, de Kevin Mitnick qui infiltra le Pentagone en 1981 jusqu’à Julien Assange qui s’illustra tout récemment dans l’affaire Wikileaks.
Au cinéma, le hacking a acquis ses titres de gloire avec « Ocean’s Eleven » dans lequel Georges Clooney et Brad Pitt détournaient les images de caméras de surveillance d’un casino pour réussir le casse du siècle. Et cette année, on a pu découvrir le premier film français entièrement tourné à l’aide de caméras de surveillance, « Aux yeux de tous », intéressant ovni que je vous recommande s’il passe cet été dans un cinéma près de chez vous (à moins que vous ne préfériez bien sûr le télécharger sur le Net…). Je termine sur le sujet en vous signalant, puisque nous sommes en plein dans la saison, que le hacking a même à présent ses festivals ! On en trouvera la carte sur le site owni.fr .
Mais certains d’entre vous en savent sûrement plus long que moi sur le sujet. A ceux-là je dis : n’hésitez pas. Faites moi profiter de vos connaissances en postant sur ce blog tout ce qui pourrait me mettre sur la piste du Vigilant. J’accueillerai avec gratitude vos conseils et vos suggestions. Et si ensemble nous parvenons à coincer celui qui s’amuse ainsi sans scrupules avec la vie privée de nos concitoyens, les Mistraliens vous diront merci !
Ninon
Et ça continue…
publié le 25 Juillet 2012
Tandis que l’enquête policière sur le piratage des caméras s’enlise (à moins qu’elle n’ait été purement et simplement abandonnée ??), le Vigilant continue à faire des siennes. Il est même de plus en plus actif et cherche clairement à mettre les Mistraliens dans l’embarras. Pour preuve cette nouvelle vidéo qui montre une personnalité bien connue du Mistral, la gérante de l’hôtel Le Select, sous un jour qui en étonnera plus d’un ! Madame Torrès n’appréciera sans doute que très moyennement cette publicité, mais si vous souhaitez suivre les agissements du Vigilant, je vous conseille d’aller sur son compte Twitter et de faire circuler toutes informations utiles sur la page Facebook « Les Amis du Mistral« . Montrons à la police que nous, nous ne baissons pas les bras. Ensemble nous ferons la lumière sur toute cette histoire. Merci les amis .
Le Vigilant a encore frappé
publié le 24 Juillet 2012
Chers lecteurs et internautes,
Le Vigilant est de retour et ne se contente plus seulement de poster des photos :
cette fois c’est une vidéo provenant certainement des caméras de surveillance. Mais jusqu’où ira-t-il ? Partagez la vidéo afin que nous échangions sur ce blog ou sur la page communautaire de Facebook « Les Amis du Mistral« .
Twitter :
Le Vigilant
Vous avez dit sécurité ?
publié le 20 Juillet 2012
Après que le maire de Marseille est intervenu publiquement pour préciser sa vision de la sécurité urbaine, et tandis que le débat pour ou contre la télésurveillance continue de faire rage au Mistral ainsi que sur ce blog, il me semble important de faire le point des (trop rares) études scientifiques consacrées à ce sujet.
Rappelons tout d’abord que qui dit « scientifique » dit « chercheurs indépendants », tant du pouvoir politique que des entreprises privées qui commercialisent cette technologie. L’éthique scientifique, en effet, ne tolère ni le conflit d’intérêt ni les arguments d’autorité trop souvent utilisés par nos politiques, qui ont tendance à extrapoler à partir de faits divers spectaculaires mais isolés, et à négliger la réalité des études de terrain, des observations longues et répétées de fonctionnement ordinaire des dispositifs. Ainsi a-t-on pu entendre à plusieurs reprises Mr Désiré Lussac, adjoint au Maire chargé de la sécurité dans notre arrondissement, s’extasier sur « l’outil extraordinaire » que représentaient les caméras installées Place du Mistral, qui permettrait selon lui « une plus grande réactivité » des forces de police et un « meilleur contrôle » de la zone « protégée » par ces caméras. Monsieur Lussac sera peut-être surpris d’apprendre que selon toutes les études indépendantes, la « vidéo-protection » n’a qu’un impact dissuasif marginal sur la petite délinquance de voie publique des centres-villes où elle est massivement installée. Par ailleurs, il est désormais établi que les caméras perdent toute efficacité préventive si elles ne sont pas reliées à un système de visionnage en temps réel. Pour avoir quelques chances de donner des résultats, le système de caméras doit être relié à un centre de supervision dans lequel des opérateurs visionnent les images 24 heures sur 24 et 365 jours sur 365, et être associé à un renforcement des forces de police présentes dans la rue.
On m’objectera qu’à la suite de sa déclaration, le Maire a donné le feu vert pour la construction d’un centre de supervision urbaine (CSU) qui contrôlera à terme les images de toutes les caméras installées à Marseille – le but de l’opération semblant être d’atteindre le chiffre de 1800 au total fin 2014. Peut-être. En attendant, les images des caméras installées Place du Mistral resteront a priori reliées au commissariat de quartier, et ceci sans aucun moyen humain supplémentaire, puisqu’au contraire leur installation s’effectue conjointement avec la réduction des effectifs, malgré toutes les études qui prouvent que la vidéo n’est utile que si elle est exploitée par des agents municipaux suffisamment nombreux et qualifiés. Au final, la technologie ne remplace pas l’homme !…
Pour conclure, on lira avec intérêt sur le site punxrezo.net, (auto-proclamé Réseau asocial Punk) l’étude réalisée par Tanguy Le Goff et sous-titrée « Ethnographie des opérateurs de télésurveillance », qui confirme cette position critique. Et on s’interrogera sur l’opportunité, pour les collectivités territoriales, de débourser des coûts faramineux de maintenance de matériel (trois cent quarante nouvelles caméras installées à Marseille d’ici la fin 2012 !) alors que dans le même temps on ne cesse de rogner sur des moyens humains qui, seuls, pourraient les rendre efficaces.
Ninon
PS : Nous pouvons d’ores et déjà constater les dérives qu’entraîne l’installation de la vidéosurveillance au Mistral :
Des photos circulent sur le web. Elles ont été envoyées par un mystérieux Vigilant (lien Twitter). Qui est-il et que cherche t-il ?
A vous de vous faire une idée et de le partager sur mon blog ou sur la page Facebook « Les Amis du Mistral« .
Photos volées : qui, comment et pourquoi ?
publié le 13 Juillet 2012

Waouh ! Quelle consécration ! L’éminent spécialiste de la vidéosurveillance Jean-Marc Manach (par ailleurs très très bon journaliste), me fait l’honneur de consacrer à ce blog sa dernière chronique. J’en suis toute émue, et puisqu’il a la gentillesse de me proposer son aide, j’en profite pour renvoyer vers son excellent blog Bug Brother tous ceux qui veulent approfondir le débat sur la vidéosurveillance.
Ce qui me permet de mon côté de me consacrer aujourd’hui à une actualité plus locale mais on ne peut plus brûlante : l’étrange affaire des photos volées du Mistral. J’ai remonté dans mon article précédent le lien posté en commentaire sur ce blog par un mystérieux internaute il y a quelques jours. Ce lien (qui ne fonctionne plus aujourd’hui) pointait vers une galerie photo dans lesquels on pouvait voir des habitants du Mistral se livrant à leurs activités quotidiennes, visiblement inconscients de l’objectif braqué sur eux. Certains clichés ayant été recadrés, il n’a pas été d’emblée évident pour moi que ces photos provenaient des caméras de surveillance. Mais vérification faite, la comparaison avec les bandes vidéos conservées au commissariat ne laisse aucune place au doute. La question qui se pose est à présent : qui, comment et pourquoi ? Qui a pu se procurer ces images ? La piste la plus évidente, celle d’une fuite en provenance du commissariat, semble d’ores et déjà écartée par la police. L’interpellation d’un informaticien bien connu dans le quartier pour son opposition à la vidéosurveillance indique au contraire que l’enquête s’oriente vers celle d’une intrusion extérieure dans le réseau auquel sont reliées les caméras. Une action de piratage ou « hackage », en quelque sorte. Mais comment cela est-il possible, et si c’est le cas, dans quel but ?
Comptez sur moi pour ne pas lâcher l’affaire avant d’avoir eu toutes les réponses à ces questions. Et il va de soi que vous en serez les premiers informés… I’ll be back.
Ninon
PS : Merci à toutes et à tous et surtout à la page Facebook « Les Amis du Mistral » qui m’a permis de remettre la main sur les photos de la place du Mistral. Merci de votre soutien les amis du Mistral.
Regardez ça
publié le 10 Juillet 2012
Voici ce qui vient d’être posté sur le blog : ces images sont troublantes.
Vous ne trouvez pas ?
Voici d’où proviendraient les images :
Le Vigilant